Le ministre iranien des Affaires étrangères, Hossein Amirabdollahian, a réaffirmé dimanche que la guerre n’est pas une solution pour résoudre le conflit en cours entre Israël et le Hamas. Lors d’une conférence sur les relations étrangères à Téhéran, il a souligné que la poursuite de la guerre ne ferait qu’aggraver la situation sécuritaire de la région. Cette déclaration intervient alors que les tensions augmentent dans la région et que les Houthis, soutenus par l’Iran au Yémen, continuent de cibler les navires dans la mer Rouge.

Les appels à l’arrêt des hostilités

Depuis le début de la crise, l’Iran a clairement indiqué que la guerre n’était pas une solution viable. En réponse à l’escalade de violence entre Israël et le Hamas, l’Iran a appelé l’Occident à intervenir pour mettre fin à la campagne militaire israélienne à Gaza. Le pays a même menacé d’étendre la guerre à d’autres parties de la région si Israël ne mettait pas fin aux hostilités. Le ministre des Affaires étrangères a exprimé sa préoccupation quant à la sécurité de la région et appelé à une résolution pacifique du conflit.

Les attaques des Houthis au Yémen

Les tensions augmentent également au Yémen, où les Houthis continuent de cibler le transport maritime international dans la mer Rouge. Ces rebelles, soutenus par l’Iran, cherchent à soutenir le Hamas en attaquant les navires qui naviguent entre l’Asie, l’Europe et les États-Unis. Ces attaques obligent les navires à contourner la pointe de l’Afrique, ce qui entraîne des retards et une hausse des coûts de transport. Cela intervient à un moment où l’économie mondiale est encore aux prises avec une résurgence de l’inflation, ce qui aggrave davantage la situation.

La critique de l’Occident et d’Israël

Hossein Amirabdollahian a également critiqué l’Occident pour son soutien inconditionnel envers Israël. Il a qualifié l’État juif de régime d’apartheid illégitime et a déclaré que ce soutien remettait en question les principes du multilatéralisme et du droit international. Selon le ministre iranien, le soutien occidental à Israël a annulé toutes les réalisations des êtres humains en matière de coopération internationale et de respect du droit international.

La guerre en cours entre Israël et le Hamas a eu des conséquences dévastatrices. Selon les autorités sanitaires locales, plus de 26 000 Palestiniens ont perdu la vie dans le conflit, tandis que de vastes zones de Gaza ont été détruites et que près de 85 % de la population du territoire a été déplacée. Du côté israélien, environ 1 200 personnes, principalement des civils, ont été tuées dans l’attaque du Hamas, et environ 250 otages ont été pris.