La période de dépôt de candidature pour les élections présidentielles en Iran prend fin ce lundi 3 juin, pour un scrutin prévu le 28 juin. Plusieurs personnalités politiques se lancent dans la course, créant ainsi une certaine effervescence dans le pays.

Des profils variés parmi les candidats

Différents profils se sont démarqués lors du dépôt de candidature pour l’élection présidentielle en Iran. Parmi eux, on retrouve des personnalités telles que :

  • Saeed Jalili : ancien négociateur nucléaire et chef de l’organe suprême de sécurité du pays, il figure parmi les premiers candidats à avoir déposé sa candidature.
  • Mahmoud Ahmadinejad : ancien président ultraconservateur, qui a fait une entrée en fanfare en déposant sa candidature dimanche.
  • Ali Larijani : conservateur âgé de 66 ans, qui s’était positionné en candidat pragmatique lors du scrutin de 2021.
  • Mohammad Mokhber : président par intérim du pays, il pourrait également se présenter en tant que candidat de premier plan.

Les critères de candidature en Iran

En Iran, pour pouvoir se porter candidat à la présidence, certaines conditions doivent être remplies selon la loi électorale du pays :

  1. Âge requis : les postulants doivent être âgés de 40 à 75 ans.
  2. Niveau d’éducation : les candidats doivent être titulaires d’au moins un master universitaire.
  3. Appartenance religieuse : ils ont la possibilité d’être membres ou non du clergé.

Une fois les candidatures déposées, les postulants doivent obtenir l’approbation du Conseil des Gardiens de l’Iran, composé de 12 membres. Cette institution, dominée par des religieux ultraconservateurs, a des critères stricts pour valider les candidatures. Elle publiera la liste définitive des candidats le 11 juin, marquant le début d’une courte campagne électorale de deux semaines avant le scrutin.

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