La FIFA temporise face à la proposition de suspension d’Israël du football international en raison du conflit avec le Hamas, en demandant un avis juridique avant une réunion extraordinaire du conseil dans les deux mois.
La position de la FIFA
Le président de la FIFA, Gianni Infantino, a présenté le plan aux 211 fédérations membres après les interventions des instances palestiniennes et israéliennes du football lors du congrès annuel de l’instance dirigeante à Bangkok. Infantino a souligné l’importance de mandater une expertise juridique indépendante pour évaluer les demandes de la Fédération palestinienne de football et garantir une procédure juste.
Les enjeux du conflit
- Depuis 2014, la fédération palestinienne de football a soulevé des problèmes liés aux restrictions de voyage imposées à ses joueurs, à la participation d’équipes des colonies de Cisjordanie au championnat israélien et à la crise humanitaire à Gaza.
- La proposition de suspension d’Israël vise à sanctionner les équipes israéliennes pour des violations du droit international en Palestine, notamment à Gaza, conformément aux engagements statutaires de la FIFA en matière de droits de l’homme.
- Des infrastructures de football à Gaza ont été détruites, dont le stade d’Al-Yarmuk, tandis que la situation humanitaire précaire a entraîné des milliers de morts et des déplacements massifs de populations.
Jibril Rajoub, dirigeant du football palestinien, a plaidé pour des sanctions immédiates contre Israël, malgré des menaces reçues. La FIFA, tout en condamnant les actes de violence, évite un vote immédiat pour préserver l’unité de ses membres et privilégier une approche juridique.
Les décisions en perspective
Un Conseil de la FIFA extraordinaire sera convoqué avant le 20 juillet pour examiner les recommandations de l’expertise juridique et prendre les mesures nécessaires. La réunion de vendredi a réaffirmé l’engagement du football à rester une force positive, malgré les pressions politiques.
La FIFA, tout comme l’UEFA, évite de mélanger sport et politique, comme le cas récent de la suspension des équipes russes suite à l’invasion de l’Ukraine. Israël, participant aux compétitions européennes depuis 1994, continue de jouer sans opposition de fédérations européennes.
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