Le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) et les dirigeants africains ont récemment lancé l’initiative Timbuktoo lors du Forum économique mondial à Davos. Cette initiative vise à stimuler une révolution des startups en Afrique en mobilisant et en investissant 1 milliard de dollars de capital catalyseur et commercial. L’objectif de Timbuktoo est de transformer 100 millions de moyens de subsistance et de créer 10 millions de nouveaux emplois sur le continent.
Le président rwandais Paul Kagame a annoncé une contribution immédiate de 3 millions de dollars pour lancer le Fonds d’innovation africain, qui sera hébergé à Kigali. Cette contribution est une première étape pour encourager d’autres investissements dans le domaine des startups en Afrique.
Actuellement, la part de l’Afrique dans la valeur mondiale des startups est très faible, représentant seulement 0,2 %, alors que la part de l’Afrique dans le commerce mondial est de 2 %. Cela montre un énorme potentiel d’investissement dans le domaine des startups en Afrique. De plus, 89 % du capital-risque entrant en Afrique provient de l’étranger, ce qui souligne le besoin de mobiliser davantage de financements locaux.
Il est également important de noter que 83 % des capitaux investis dans les startups africaines sont concentrés dans quatre pays, à savoir le Nigeria, le Kenya, l’Afrique du Sud et l’Égypte. De plus, plus de 60 % du capital investi va principalement vers le secteur des fintech.
Cependant, avec une population jeune et dynamique et une croissance rapide des startups technologiques, l’Afrique a le potentiel de devenir une future puissance technologique. Les investissements privés en capital-risque sont en augmentation sans précédent sur le continent, ce qui ouvre de nouvelles opportunités pour les entrepreneurs africains et les investisseurs internationaux.
L’initiative Timbuktoo vise donc à soutenir et à amplifier cette dynamique en investissant dans des startups africaines prometteuses dans divers domaines, tels que les technologies de l’information et de la communication, l’énergie renouvelable, l’agriculture, la santé et l’éducation. En mobilisant 1 milliard de dollars de capital catalyseur et commercial, l’initiative espère transformer durablement l’économie africaine et améliorer les conditions de vie de millions de personnes.