Un tribunal égyptien prononce des peines de mort pour huit dirigeants des Frères musulmans
Un verdict controversé
En Égypte, un tribunal a rendu un jugement controversé condamnant huit hauts responsables des Frères musulmans, dont Mohammed Badie, le guide suprême, à la peine capitale. Les condamnations font suite aux violences survenues en 2013 après la destitution du président islamiste Mohamed Morsi. Outre Badie, des personnalités comme Mahmoud Ezzat, Mohammed El-Beltagy et Safwat Hegazy ont également été condamnées à mort. Parallèlement, 37 accusés ont écopé de peines de réclusion à perpétuité et treize autres ont été condamnés à des peines de dix à quinze ans de prison dans le cadre de l’affaire des « violences de la route Al-Nasr ».
Un bilan alarmant
En 2022, l’Égypte s’est classée au quatrième rang mondial pour le nombre d’exécutions, selon Amnesty International. Ce verdict s’inscrit dans un contexte judiciaire tendu, marqué par des accusations de répression à l’encontre des opposants politiques en Égypte. Les Frères musulmans, fondés en 1928 et désormais interdits dans le pays, ont historiquement représenté un mouvement d’opposition majeur en Égypte.







