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30 ans après : Élections et bilan en Afrique du Sud

Dans la banlieue nord de Johannesburg, l'équipe du parti d'extrême gauche Economic Freedom Fighters (EFF) promet emplois et terrains dans le bidonville d'Alexandra, parmi les plus pauvres du pays. L'EFF rejette l'héritage de Nelson Mandela, soulignant l'absence de changement depuis son élection.
Une illustration mettant en scène une foule diversifiée de Sud-africains faisant la queue pour voter, des jeunes aux personnes âgées, représentant l'élection législative du 29 mai. Des éléments symboliques de l'Afrique du Sud et de l'engagement civique devraient être inclus pour refléter l'importance de ce moment historique. La scène devrait évoquer à la fois l'espoir de changement et les défis persistants auxquels le pays est confronté.

La campagne électorale s’intensifie dans la banlieue nord de Johannesburg, en Afrique du Sud, à l’approche des élections. Les partis politiques rivalisent pour gagner la confiance des citoyens, notamment dans les quartiers les plus défavorisés.

Les enjeux de la campagne électorale

Le parti d’extrême gauche, Economic Freedom Fighters (EFF), mobilise ses troupes dans le bidonville d’Alexandra, offrant des promesses d’emplois et de terrains aux habitants. En concurrence avec les autres formations politiques, l’EFF mise sur la contestation de l’héritage de Nelson Mandela pour séduire les électeurs déçus par les promesses non tenues de l’ancien président. Le secrétaire régional de l’EFF, Moshe Mphahlele, affirme que rien n’a changé en dépit des espoirs suscités il y a trois décennies par l’avènement de la démocratie en Afrique du Sud.

Un bilan contrasté

  • Il y a 30 ans, Nelson Mandela, symbole de la lutte anti-apartheid, devenait le premier président noir du pays. Son objectif était de bâtir une nation où blancs et noirs cohabiteraient en harmonie, sur la base de l’égalité et de la justice sociale.
  • Si des avancées significatives ont été accomplies, telles que l’instauration d’une constitution progressiste, la mise en place de filets de sécurité sociale et l’établissement d’un salaire minimum, l’Afrique du Sud reste l’un des pays les plus inégalitaires au monde selon la Banque mondiale.
  • La pauvreté touche encore massivement la population noire, avec 85% des habitants vivant en dessous du seuil de pauvreté, exacerbant les frustrations et les attentes des plus démunis vis-à-vis du gouvernement actuel.

Les défis à relever

  1. Malgré les progrès réalisés, le chômage persistant et les inégalités croissantes représentent des défis majeurs pour le prochain gouvernement sud-africain.
  2. La jeunesse, en particulier, aspire à des perspectives d’avenir meilleures, et les partis politiques doivent répondre à cette demande pressante en proposant des politiques économiques et sociales plus inclusives.
  3. La question de la réforme agraire et de la redistribution des terres demeure également un sujet brûlant, suscitant des tensions et des attentes au sein de la population rurale en quête de justice et d’équité.

En cette période électorale cruciale, l’avenir de l’Afrique du Sud se joue sur des enjeux majeurs liés à l’héritage complexe de son passé et aux aspirations légitimes de sa population en quête de progrès et d’égalité.

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